Quel isolant thermique choisir pour améliorer son DPE

Quel isolant thermique choisir pour améliorer son DPE

Le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) permet d’évaluer la consommation énergétique et l’impact environnemental d’un logement. Il est calculé en prenant en compte plusieurs facteurs comme l’isolation, le type de chauffage, la ventilation et les ouvertures (portes, fenêtres). Son résultat classe le bien immobilier de A à G, reflétant son efficacité énergétique.

Parmi ces éléments, l’isolation thermique joue un rôle clé dans l’amélioration du DPE en limitant les pertes de chaleur. Cet article explore les différents isolants pris en compte dans le calcul du DPE, leur efficacité et leur impact sur la performance énergétique d’un logement.

Qu’est-ce que l’isolation thermique ?

L’isolation thermique consiste à utiliser des matériaux spécifiques pour réduire les échanges de chaleur entre l’intérieur et l’extérieur d’un bâtiment. Elle est essentielle pour garantir une meilleure régulation thermique et assurer des économies d’énergie durables. Une isolation efficace permet de :

  • Diminuer les pertes de chaleur en hiver 🥶, rendant le logement plus confortable et réduisant la consommation de chauffage.
  • Limiter les gains de chaleur en été ☀️, ce qui améliore le confort thermique et diminue le recours à la climatisation.
  • Réduire la consommation énergétique 💡, permettant des factures plus faibles et une meilleure performance écologique.
  • Améliorer le confort des occupants 🛋️, en supprimant les sensations de parois froides et les courants d’air indésirables.
  • Valoriser le logement 🏡 en augmentant sa classe énergétique, ce qui peut influencer son prix de vente ou sa facilité de location.

Les performances d’un isolant sont principalement déterminées par sa résistance thermique (R), exprimée en m².K/W. Plus le R est élevé, plus le matériau est isolant. Cette résistance thermique varie en fonction de l’épaisseur et de la conductivité thermique (λ) du matériau, ce qui impacte directement son efficacité. Une isolation bien conçue doit donc prendre en compte ces paramètres pour assurer une réelle amélioration de la performance énergétique du logement.

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Quelle isolation pour améliorer le DPE de son bien immobilier ?

La laine de verre

Description : La laine de verre est un matériau isolant fabriqué à partir de verre recyclé ou de sable. Elle se présente sous forme de rouleaux ou de panneaux. Très répandue, elle est utilisée aussi bien pour l’isolation des combles que des murs et planchers.

Prix : Environ 5 à 15 € par mètre carré, selon l’épaisseur et la densité.

Impact sur le DPE : Avec une résistance thermique de R = 3,7 m².K/W pour une épaisseur de 12 cm, la laine de verre améliore significativement l’efficacité énergétique du logement. Toutefois, pour optimiser son efficacité, il est recommandé d’ajouter une épaisseur suffisante en fonction des besoins spécifiques du bâtiment. Bien qu’efficace, elle doit souvent être combinée avec d’autres travaux, comme l’amélioration des menuiseries ou la modernisation du système de chauffage, pour assurer un gain significatif de classe énergétique sur le DPE. De plus, son efficacité peut être réduite si elle est mal posée ou exposée à l’humidité.

Le polystyrène expansé (PSE)

Description : Le polystyrène expansé est un isolant synthétique léger, constitué de billes de polystyrène expansées et fusionnées. Il est apprécié pour sa facilité de pose et son bon rapport qualité-prix. Il est souvent utilisé pour l’isolation des murs par l’extérieur, mais peut également être appliqué en sous-toiture ou en isolation des sols.

Prix : Entre 10 et 20 € par mètre carré, selon la densité et le format des panneaux.

Impact sur le DPE : Pour une épaisseur de 10 cm, le PSE offre une résistance thermique de R = 2,5 m².K/W. Son utilisation en isolation extérieure est courante et contribue à l’amélioration du DPE, surtout lorsqu’elle est combinée avec d’autres travaux d’efficacité énergétique comme le changement des fenêtres ou l’optimisation du système de chauffage. Toutefois, son efficacité peut être réduite si les panneaux ne sont pas correctement posés avec une bonne étanchéité à l’air, ce qui pourrait créer des ponts thermiques. Une épaisseur plus importante est souvent recommandée pour atteindre une performance énergétique optimale et assurer un bon confort thermique toute l’année.

La laine de roche

Description : La laine de roche est produite à partir de roche volcanique fondue et transformée en fibres. Ce procédé lui confère une excellente résistance thermique ainsi qu’une forte capacité à atténuer les bruits, en faisant un isolant thermique et acoustique prisé dans le bâtiment. Elle est conditionnée sous forme de panneaux rigides, de rouleaux ou en vrac pour s’adapter à divers types d’applications.

Prix : Approximativement 7 à 20 € par mètre carré, selon l’épaisseur et la densité du matériau.

Impact sur le DPE : Avec une épaisseur de 14 cm, la laine de roche atteint une résistance thermique de R = 4 m².K/W. Elle est particulièrement efficace pour l’isolation des combles, des murs et des planchers bas, contribuant ainsi à une meilleure performance énergétique du bâtiment. De plus, elle offre une excellente résistance au feu, ce qui en fait un choix privilégié pour les logements nécessitant une protection incendie renforcée. Bien que performante, son efficacité peut être impactée par une pose incorrecte, notamment en cas de ponts thermiques ou de tassement du matériau au fil du temps. Une mise en œuvre soignée est donc essentielle pour garantir un résultat optimal et une amélioration notable du DPE.

La ouate de cellulose

Description : La ouate de cellulose est un isolant écologique fabriqué à partir de papier recyclé. Elle est obtenue par broyage du papier et ajout de sels minéraux (comme le borate) qui lui confèrent une meilleure résistance aux insectes, aux moisissures et au feu. Sa composition en fait un isolant respectueux de l’environnement, avec un impact carbone réduit par rapport aux matériaux synthétiques.

Prix : Entre 15 et 25 € par mètre carré, selon le conditionnement (en vrac, en panneaux ou projetée).

Impact sur le DPE : Pour une épaisseur de 15 cm, la ouate de cellulose offre une résistance thermique de R = 3,75 m².K/W. Elle est particulièrement efficace pour l’isolation des combles, où elle peut être soufflée en vrac pour épouser toutes les irrégularités et éliminer les ponts thermiques. Son inertie thermique élevée permet également d’améliorer le confort d’été en retardant l’entrée de la chaleur. Cependant, pour obtenir une amélioration significative du DPE, il est souvent nécessaire de compléter cette isolation avec d’autres solutions adaptées aux murs et planchers bas. Son installation doit être réalisée avec soin pour éviter tout tassement, qui pourrait réduire ses performances sur le long terme.

Le polyuréthane

Description : Le polyuréthane est un isolant synthétique disponible sous forme de panneaux rigides ou projeté en mousse expansive. Sa structure alvéolaire fermée lui confère une excellente performance thermique et une faible perméabilité à l’air et à l’humidité, ce qui en fait un choix adapté aux environnements contraints ou nécessitant une isolation performante sur une faible épaisseur.

Prix : Environ 20 à 40 € par mètre carré, selon le type (panneaux ou mousse projetée) et l’épaisseur.

Impact sur le DPE : Avec une épaisseur de 9 cm, le polyuréthane atteint une résistance thermique de R = 3,6 m².K/W. Grâce à sa très faible conductivité thermique, il permet une isolation efficace en limitant au maximum les pertes de chaleur. Il est souvent utilisé dans les sols, toitures et murs, notamment en rénovation où l’espace disponible pour l’isolation est limité. Cependant, son efficacité dépend largement de la mise en œuvre : une application mal maîtrisée peut générer des ponts thermiques ou des défauts d’étanchéité à l’air, réduisant son impact sur le DPE. De plus, bien que performant, son bilan écologique est moins favorable que celui d’isolants biosourcés en raison de l’énergie nécessaire à sa production et de sa faible recyclabilité.

Les isolants peu ou mal pris en compte dans le DPE

Les Produits Minces Réfléchissants (PMR)

Description : Les PMR sont des isolants composés de fines couches réfléchissantes, souvent en aluminium, séparées par des films ou des mousses. Ils sont couramment utilisés en complément d’autres isolants dans les combles ou les murs, avec l’objectif de limiter les pertes thermiques par rayonnement.

Problème : Leur résistance thermique réelle est souvent inférieure aux attentes car elle dépend fortement des conditions de pose, notamment de la présence d’une lame d’air entre l’isolant et la surface. De plus, les valeurs de performance annoncées par les fabricants ne correspondent pas toujours aux critères retenus pour le calcul du DPE, ce qui limite leur reconnaissance officielle. En l’absence de certification par un organisme indépendant tel que l’ACERMI (Association pour la Certification des Matériaux Isolants), les diagnostiqueurs vont souvent par précaution, ne considérer que l’épaisseur de l’isolant lors de l’évaluation, sans prendre en compte la résistance thermique revendiquée par le fabricant. Il est donc recommandé de choisir des isolants certifiés ACERMI, avec un avis technique du CSTB, et de les faire poser par des professionnels formés.

Les enduits isolants

Description : Les enduits isolants sont des revêtements appliqués sur les murs, intégrant des matériaux à faible conductivité thermique comme des billes de polystyrène, du liège ou des microbilles de verre. Ils sont souvent utilisés pour des rénovations où une isolation classique n’est pas envisageable.

Problème : Leur faible épaisseur (souvent inférieure à 5 cm) limite considérablement leur résistance thermique. Pour atteindre un R équivalent aux isolants conventionnels, il faudrait appliquer une épaisseur bien plus importante, ce qui est rarement réalisable. En conséquence, leur contribution à l’amélioration du DPE est marginale, voire inexistante dans certains cas.  De plus, en l’absence de certification reconnue, leur performance réelle peut être difficile à évaluer, ce qui complique leur prise en compte dans les diagnostics énergétiques.

Les grands points

  • Une isolation efficace est essentielle pour améliorer le DPE.
  • Les isolants certifiés ont un impact significatif.
  • Certains isolants, comme les PMR et les enduits isolants, sont peu voir pas du tout pris en compte.
  • Il est recommandé de combiner différentes solutions pour optimiser l’efficacité énergétique.

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